k PSG 0-0 OM : Les Minots Avec Les Tripes !!«Marseillais ! Marseillais ! Marseillais !». Alain Sars a sifflé le coup de sifflet final depuis quelques minutes et le Parc des Princes entend raisonner de bonheur le vestiaire olympien. Les chants s'enchaînent dans la liesse. Fiers d'être Marseillais, tout simplement. Un moment unique. A la hauteur de l'exploit que venaient de réaliser ces neuf Minots, autour de Carrasso, Civelli, Andre Luis, Delfim et Gimenez.
Le mot exploit n'est pas trop fort. C'était beau. De la première à la dernière minute. Un vrai match de coupe entre un David marseillais généreux et un Goliath parisien poussif et embrouillé.
Les assauts du PSG n'ont pas manqué. Mais chacun fut enrayé, repoussé. Chaque fois plus fort, plus loin. Toute l'équipe aura fait preuve de la même solidarité que celle de la famille olympienne (titulaires, dirigeants et supporters) cette semaine. L'amour du maillot fait déplacer des montagnes.
La première victoire de ce «classico» si particulier fut l'entame de match. Les Phocéens, nullement impressionnés par leurs adversaires ni l'ambiance, affichaient une belle assurance. Ce n'est pas que les Parisiens prenaient la rencontre par le mauvais bout. Mais bien que leurs jeunes opposants trouvaient les solutions pour écarter le danger. Grâce à une organisation compacte. Grâce à de la concentration, et à de la détermination. Le tout sans accumuler les fautes, preuve de leur sérénité.
Le tonique Gary Bocaly (17 ans) éteignait plusieurs feux, avant d'assurer des relances inspirées. De même, Mame N'diaye (20 ans) réalisait plusieurs percées. Tous mériteraient d'être cités. On ajoutera chez les «anciens», les noms de Civelli pour son autorité aérienne et de Carrasso pour la sûreté de ses interventions sur les nombreux centres franciliens.
En deuxième mi-temps, l'entrée de Jérôme Rothen accompagnait un pressing plus intense du PSG. La formation de Guy Lacombe parvenait mieux à ses fins, à savoir changer de rythme pour exploser le bloc marseillais. Elle l'effritait à peine. Quelques doigts, seulement, suffisaient à compter les actions du Paris SG.
75e, la tête de Pauleta survolait le but. Ouf ! Le chronomètre filait. Et l'exploit se profilait. Ca poussait, mais ça résistait. 85e, sauvetage de Cantareil qui déviait sur son poteau un centre de Pichot. Impossible. Le sort n'allait quand même pas s'en mêler et venir tout gâcher...
Non. Trois minutes de temps additionnel plus tard, le groupe laissait éclater sa joie au centre de la pelouse. Une mêlée de bonheur.
L'OM restait sur trois défaites consécutives à Paris. L'histoire retiendra que c'est cet OM-là, celui des Minots, qui a brisé la série...
TEMPS FORTS EN PREMIERE MI-TEMPS
4e – Tête de Kalou qui passe près du cadre
5e – Tête de Gimenez bien maitrisée par Letizi
17e – Percée de Kalou qui se termine par un centre devant le but. Cantareil éloigne le danger calmement.
22e – Mame N'diaye bute sur Yepes dans la surface sans que M. Sars n'y trouve à redire
30e – Tir de Kalou, trop croisé
38e – Carasso dégage au point un corner, Paulo Cesar reprend depuis l'entrée de la surface. Civelli dévie légèrement la balle et Gastine, sur sa ligne, dégage.
43e – Tir en pivot de Gimenez après un beau mouvement à droite entre Bocaly et Dennoun
TEMPS FORTS EN DEUXIEME MI-TEMPS
75e - Centre prolongé par Landrin vers Pauleta dont la tête passe au-dessus
80e - Centre de Pichot détourné sur son poteau par Cantareil. Corner qui ne donne rien.
89e - Sortie aérienne de Carrasso. Le ballon échoue jusqu'à Pancrate qui pousse le ballon vers le but. Mais Cantareil peut sauver son camp